Pour la restauration, c’est raté !
En 1964 apparaissaient les premiers magnétophones à cassettes et c’est dans la nuit du 24 décembre 1968 que le Père Noël a laissé une petite boîte carrée au pied du sapin. J’avais 12 ans et je venais de recevoir mon premier magnétophone . Il s’agissait de l’un des tous premiers magnétohones à cassettes, le modèle Telefunken Magetophon 4001. Enregistrement mono, microphone avec télécommande à distance et les fameuses cassettes de l’époque …
Les commandes étaient plutôt limitées : un bouton central multifonction pour le transport avant/arrière de la bande, la lecture vers l’avant ou l’enregistrement en appuyant simultanément sur la touche REC. Ce modèle disposait également d’un indicateur de niveau des piles qui servait en même temps de vu-mètre rudimentaire. En attendant l’arrivée de cassettes pourvues de mécanismes anti “perruques”, j’ai démoli et réparé un nombre considérable de boîtiers. Dans ces moments tragiques, je craignais toujours pour le mécanisme du magnétophone.
C’est ainsi que j’ai découvert la prise de son, le microphone posé devant le haut-parleur du téléviseur ou de la radio. Au fil des ans, j’ai accumulé des centaines d’heures d’écoute de stations de radio aujourd’hui disparues des bandes ondes courtes. Et puis, difficile d’imaginer une collection de minicassettes sans les voix de la famille ! Que de conversations enregistrées en douce, lors de nos réunions, que de mariages fixés sur ces petites bandes magnétiques, les grands parents, les chats, les chiens, les voisins !
Ce magnétophone a fonctionné durant une douzaine d’années et puis l’oubli. De tout cela, je n’ai rien gardé, les cassettes ont disparu avec le temps, faute de soins, faute aux déménagements, faute aux vide-greniers, faute de ne pas avoir imaginé qu’un jour il serait possible de numériser , de restaurer et d’archiver toutes ces précieuses informations. Quelle grave erreur de ne pas avoir protégé ces documents sonores uniques. C’est peut-être pour cela, que depuis des années, je conserve des tas d’archives audio à l’état brut sur mes disques durs, CD et DVD. Conservez précieusement votre patrimoine sonore, aujourd’hui, nous savons ….
Puissent ces quelques lignes servir de leçon !











Témoignage poignant qui me touche beaucoup en tant qu’utilisateur régulier et actuel de cassettes. Et plus que jamais depuis l’acquisition d’un portastudio, même si j’ai aussi du commencer en mono et à base d’oxyde ferrique… De quinze ans d’enregistrements je n’ai heureusement perdu que la première cassette dans un appareil trop gourmand. J’ai fait trop peu de transferts pour l’instant et j’espère que ça tiendra.
Je sais ce que représentent les cassettes pour toi ! A chaque fois que j’enregistre le moindre son, je m’empresse de faire au moins deux copies de sécurité. C’est très gourmand en espace et en temps mais chat échaudé craint l’eau froide … Petit complément apporté le 31 mars 2010, j’ai finalement retrouvé une photo de ce sacré magnétophone !