Enregistrement et diffusion

Un son désagréable est un “bruit”. Il s’agit là d’une définition tout à fait subjective car finalement une musique qu’on ne souhaite pas écouter peut très bien être assimilée à du bruit. Toute la différence réside dans la définition d’une sonorité musicale. Une note de musique possède une fréquence constante et régulière alors que le bruit se traduit par un fouillis de fréquences. Toutefois cette définition n’est pas très rigoureuse

Petite histoire de l’enregistrement et de la diffusion de la musique


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Le phonographe d'Edison

C’est en 1877, dans le New Jersey (USA), que Thomas Edison inventa le phonographe. Ses recherches étaient bien éloignées de la musique car il cherchait à enregistrer automatiquement des messages télégraphiques sur des disques de papier. Après quelques expériences, lui permettant de tester différents montages et systèmes, il réussit finalement à “graver” sa propre voix sur un cylindre tournant recouvert d’une feuille d’étain. Il fit breveter cette invention en décembre 1877. Bientôt allait s’ouvrir la première fabrique de phonographes.

Au début, cette invention était considérée comme une simple machine à reproduire la parole. Un gadget permettant de figer la voix de célébrités comme le font les dictaphones. La reproduction sonore était très mauvaise et la durée des enregistrements n’excédait pas une minute.

Moins de dix ans plus tard, Alexandre Bell, l’inventeur du téléphone, fit breveter le “gramophone” qui donnait de meilleurs résultats en utilisant de la cire à la surface des cylindres. Edison eut alors l’idée d’utiliser des cylindres de cire pleine pour graver les sons.

Avant 1890, l’avenir musical d’une telle invention était loin d’être imaginé. Mais vers 1896, les rouleaux d’Edison entrèrent en compétition avec les enregistrements sur disques. Les disques possédaient une qualité musicale supérieure aux cylindres et présentaient l’avantage de pouvoir être fabriqués en série. Avec l’emploi de disques de métal puis, plus tard, d’une substance résineuse, le pressage de copies multiples à partir d’un original fut facilité.

Sur les disques et les cylindres on enregistrait des monologues, des sketches de music-hall, des fanfares ou des chansons sentimentales. On découvrit progressivement que certains instruments à vent et les voix étaient mieux reproduits. La technique d’enregistrement de l’époque consistait donc à placer soigneusement les musiciens. Les trombones se plaçaient sur des estrades surélevées alors que les haubois prenaient place sur des tabourets bas.

Les premiers courts métrages avec bandes sonores firent leur apparition vers 1923. C’est en Allemagne, pendant la seconde guerre mondiale, que l’usage de la bande magnétique s’est développé pour l’enregistrement musical. Les microsillons longue durée en vinylite, un plastique très résistant, sont de production plus récente (1948). La durée moyenne du disque est alors passée de 8 minutes à une heure.

Le son stéréophonique a été introduit en 1958. Auparavant, le son était monophonique. Les enregistrements étaient réalisés à partir d’un seul signal et d’un canal sonore. La stéréophonie à permis d’obtenir un son plein réparti de la gauche vers la droite. Les intruments et les voix ont alors occupé l’espace sonore. L’arrivée des cassettes magnétiques a permis le développement spectaculaire des magnétophones portatifs. Puis le son numérique a succédé au son analogique. Les inventions du Compact Disk (CD) et du Mini Disk (MD) ont apporté une véritable révolution dans la qualité du son. Plus de dynamique, des instruments plus nets, disparition du souffle. Tout cela sur une aussi petite galette. Aujourd’hui, la musique est devenue nomade, passant de nos cassettes audio ou de nos disques vinyles vers des CD ou des baladeurs numériques. Comme si ces progrès n’étaient pas suffisants, il a fallu apporter le son cinéma dans nos salons. A nous les effets spéciaux du 5.1 ou 7.1 !

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Le site TDF de St Aoustrille dans l'Indre - Antenne du réseau RFI

L’existence des ondes électromagnétiques a été démontrée en 1863. A la fin du siècle, on réussissait à produire ces ondes artificiellement (difficile d’attribuer la paternité de cette invention à une personne précise). En 1896, Marconi mit au point une méthode permettant de produire et de recevoir ces ondes. 1898, les émissions de messages furent reçues à 18 kilomètres !

Ce fut alors l’établissement de liaisons transatlantiques , la Télégraphie Sans Fil (TSF) était née et opérationnelle sur de nombreux navires dès la première guerre mondiale. Ce n’est qu’à partir de 1921 que les premières retransmissions radiophoniques françaises débutèrent …

Ci-contre, une des antennes construites à Saint Aoustrille dans l’Indre par TDF pour le réseau de Radio France International (RFI).

La bande FM est aujourd’hui saturée, alors les diffuseurs retournent aux ondes moyennes qu’ils avaient abandonnées depuis des années. L’arrivée de la radio numérique permettra d’écouter les ondes moyennes ou courtes avec une qualité équivalente à un signal FM mono. Entre le câble, la diffusion satellitaire, le streaming sur Internet et la diffusion hertzienne en numérique quel chemin parcouru depuis la première liaison morse transatlantique ! Au centre de cette révolution technologique, il existe encore des individus qui s’accrochent désespérément à la chaleur du son analogique. Ils n’hésitent pas à simuler le son d’un ampli à lampes ou à “salir” leurs enregistrements numériques jugés un peu trop “clean” ! Nous vivons à l’ère de la musique électronique, et sans pour autant rejeter les apports des nouvelles technologies, comment ne pas être nostalgique face au son “crachouilleux” d’un bon vieux vinyle ?