La Radio de Papa

Le lien rouge renvoie vers le lexique radio de l’article

A l’écoute du Monde

I – La radio est bien vivante

 

La radiodiffusion a plus de 100 ans, Radio Tour Eiffel ayant débuté ses émissions en 1921. Aujourd’hui, après l’abandon des grandes ondes et d’une grande partie des émissions en ondes courtes la radio est toujours vivante et active.

Lorsqu’une catastrophe survient, dès qu’il s’agit d’informer des populations lointaines ou de toucher une zone de conflit, les émetteurs s’activent. Ce serait donc une erreur de considérer la radio dépassée et obsolète. Dans les situations d’urgence, les experts rappellent qu’il est important de maintenir la distribution de la radio sur tous les supports : objets connectés, Internet, bandes allouées à la radiodiffusion en FM et ondes courtes. C’est aussi pour toutes ces raisons que les infrastructures terrestres doivent être préservées.

Dans l’article « A l’écoute du monde » nous avons vu que de nombreux réseaux sont réactivés en temps de crise. C ‘est le cas des réseaux HF, qu’il soient à usage public ou privé, ou qu’ils concernent la radiodiffusion. Lorsqu’un pays s’éloigne de la démocratie, les gouvernements autoritaires considèrent les médias de service public comme des menaces à détruire en priorité. En assurant le maintien en condition opérationnelle des moyens de diffusion, les Etats ont bien compris leur intérêt.

 

EC-130 J – Commando Solo III – Opérateurs au travail

La radio reste le média le plus écouté et le plus populaire dans de nombreux pays. En outre, la réception d’informations ne nécessite pas de moyens matériels très sophistiqués. Dans le cas des émissions PsyOps émises par le Commando Solo de l’US Air Force, des caisses remplies de récepteurs peuvent être parachutées dans des zones ciblées.

II – La radio évolue et s’adapte

La radio informe, instruit, éduque et divertit en proposant des formats sans cesse renouvelés. Elle peut aussi diffuser des contenus de propagande ou de désinformation intégrant aujourd’hui Internet et les réseaux sociaux. Des émissions enregistrées, des podcasts, des vidéos, tous les formats sont utilisables.

Il y a encore tellement d’émissions intéressantes à capter et à écouter !

III – De l’analogique au numérique

La bonne vieille pioche 🙂

Dans les années 2000 les réseaux professionnels devenus obsolètes sont passés de la technologie analogique au numérique. Les réseaux Morse, de téléphonie et de radiotéléphonie ont été fermés au profit de réseaux satellitaires. Dans le même temps, de nombreux emplois d’exploitants ont été supprimés, entrainant les personnels dans une reconversion vers des métiers plus complexes et déshumanisés . Plus de contacts humains directs, plus d’intermédiaires.

La technologie du futur doit offrir de nouveaux services et de nouvelles fonctionnalités répondant au besoin de sécurité des communications et des utilisateurs, de fiabilité des réseaux, d’accès au haut-débit en matière de transmission de données, d’échanges de fichiers audio/vidéo. Souhaitons que cette évolution puisse au moins répondre à ces exigences.

IV – Et mes récepteurs dans tout ça ?

J’ai déjà indiqué ma préférence pour l’usage des récepteurs radio de table plutôt que les systèmes SDR que j’évoque aussi dans l’article « A l’écoute du monde« . Je vais tenter de vous expliquer pourquoi …

Lorsque j’ai découvert la radio et l’ univers analogique, je me suis très vite habitué à la manipulation de mes récepteurs. Quand on a réglé tous les interrupteurs et les potentiomètres,  quand durant plusieurs heures on a patiemment tourné le bouton d’accord de la fréquence, on éprouve alors une grande satisfaction lorsque l’on capte une station lointaine. J’étais aussi fan de radiotélégraphie Morse et j’ai atteint en quelques mois de travail une vitesse de 1800 mots à l’heure (150 caractères à la minute). Il fallait parfois corriger la tonalité des notes « di di dah » ou effectuer un léger décalage de fréquence avec la main gauche, et manipuler de la main droite. Question d’habitude ! Allez donc faire ça avec une souris !

Cela dit, j’ai utilisé des ordinateurs, à titre personnel et professionnel, dès qu’il ont été commercialisés en France. Pour autant, s’agissant bien de la réception radio, il me semble que la manipulation d’un poste a plus de charme que l’utilisation d’un logiciel et d’une souris. Aussi élaboré et performant que soit ce logiciel, tout se résume à cliquer sur la façade d’un poste affichée à l’écran. Aucune comparaison avec l’impression ressentie quand on tourne le bouton d’accord ou un réglage sur une « vraie façade » ! C’est un avis personnel, mais un récepteur a une fière allure face à un SDR

V – Le compromis

J’ai finalement trouvé très vite un arrangement t
Les récepteurs sont utilisés pour la  réception HF et les SDR pour la réception  VHF/UHF. Un SDR est finalement un récepteur qui se prête bien au balayage automatique de canaux ou de plages de fréquences. C’est bien pratique pour écouter un grand nombre de fréquences satellites, marines ou aéronautiques !

En attendant, continuons à allumer nos postes le matin et à écouter nos émissions préférées !

Article publié le : 13/09/2023
Dernière mise à jour : 27/09/2023
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